Coup de gueule d’un guinéen : « Manque de compassion du Président de la République »

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Dans un régime présidentiel, le peuple s’attend à ce que le premier magistrat se comporte comme un père de famille. Depuis l’avènement d’Alpha Condé au pouvoir en 2010, plusieurs évènements tragiques se sont produits en Guinée et à chaque fois le président de la République a brillé de par son absence.

Des catastrophes naturelles, des accidents et affrontements ont endeuillé des milliers de familles guinéennes. Dans ces circonstances, la présence de la plus haute autorité du pays marque un symbole et envoie un signal fort aux populations. Une nation est une communauté de destin, et c’est dans les moments difficiles que son unité doit être réaffirmée avec plus de vigueur.

Les attentats terroristes dans les pays occidentaux sont de bons exemples.

Au Sénégal voisin, en 2013 le président Macky Sall écourte son séjour new-yorkais où il devait faire une allocution à l’assemblé générale des Nations Unies et rentre d’urgence à Dakar pour s’occuper du réapprovisionnement d’eau de la capitale sénégalaise.

Le mois de juin 2018, Alhassane Ouattara rentre précipitamment en Côte d’Ivoire à cause des inondations de grande ampleur qui ont causé 19 morts et des dégâts matériels importants.

Le Président Alpha Condé, a brillé par son absence lors des affrontements inter communautaires en Forêt et en Haute Guinée, les effondrements d’immeubles à Conakry, les incendies des marchés de Madina et Kaporo, les multiples cas d’ensevelissement de pauvres orpailleurs en Haute Guinée, le calvaire des usagers sur la Nationale 1 (rupture du pont de Linsan) et j’en passe.

La solidarité doit se cultiver au plus haut niveau de l’administration. L’éducation civique et morale d’un peuple doit être incarnée par les autorités politiques en prêchant par l’exemple. Cette attitude du Président de la République est vécue par des millions de Guinéens comme un manque de respect voir une insulte. Ce sentiment l’éloigne de plus en plus de son peuple et fait grossir le rang des opposants au 3e mandat.

Comment peut-on mépriser le peuple qui nous a choisis pour présider à sa destinée, être son guide? Changera-t-il de fusil d’épaule pour une éventuelle candidature en 2020, ou restera-t-il droit dans ses bottes et narguer la population en continuant ses voyages ?

En presque 9 ans de magistrature suprême, il a été constant dans 2 choses les voyages et le mépris du Guinéen.

Alimou Bah depuis Montréal, Canada



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