Même s’il y a changement de constitution, les dispositions relatives à la limitation du nombre et de la durée du mandat présidentiel doivent rester intactes et rétroactives Dixit Maître Traoré

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Les positions se radicalisent et le combat pour ou contre le changement constitutionnel devient de plus en plus une réalité. D’un coté un groupuscule assoiffé du pouvoir tente de modifier la constitution pour avoir un pouvoir à vie de leur champion. De l’autre coté une grande majorité silencieuse composée des forces vives de la nation qui commence à se faire entendre.

Qui gagnera le combat? les forces sociales semblent bien lancées pour remporter cette bataille, même si le chemin est encore très long.

Pour l’ancien Bâtonnier de l’ordre des avocats, il faut veiller sur certaines dispositions de la constitution même s’il y a changement

Plus le projet de changement de Constitution se précise, plus les positions se radicalisent et plus la tension monte entre partisans et adversaires dudit projet. Les porteurs du projet sont peut-être de très bonne foi. Ils voudraient à travers une nouvelle Constitution, consolider notre démocratie en prenant en compte les réalités de notre société. C’est une ambition noble.

Par contre, les adversaires du projet ne sont pas moins animés de bonnes intentions. Il est donc impératif d’arriver à un consensus. On pourrait proposer par exemple que la nouvelle constitution en projet maintienne intactes les dispositions relatives à la limitation du nombre et de la durée du mandat présidentiel: Un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. En plus, le projet devra prévoir que ces dispositions sont rétroactives Cela voudra dire que celui qui a déjà exercé deux mandats présidentiels sur le fondement de la Constitution de 2010, ne pourra pas se prévaloir de la nouvelle Constitution pour briguer un autre premier mandat et un second mandat. Pour le reste, toute amélioration de la Constitution actuelle est la bienvenue puisqu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Quelles que soient les ambitions des anciens du CNT, ils ne pouvaient pas doter la Guinée d’une Constitution irréprochable.

En définitive, il est possible de dire OUI à une nouvelle Constitution, à conditions qu’elle ne remettent pas en cause les acquis démocratiques et qu’elle ne constitue pas un obstacle à l’alternance démocratique telle que préconisée par l’article 23 de la Charte Africaine de la Démocratie , des Élections et de la Gouvernance que la Guinée a signée.



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