Attouchements, insultes, viols : Les joueuses U20 du Gabon ont vécu l’enfer

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 Attouchements, insultes, viols, téléphones et passeports confisqués par l’encadrement: le calvaire vécu par les joueuses de la sélection U20 du Gabon récemment au sud de la France se transforme en affaire d’Etat.

Alerté par les témoignages des joueuses sur les réseaux sociaux, le ministre des Sports Alain-Claude Bilie-By-Nze a ordonné l’ouverture d’une enquête par le procureur de la République gabonaise.

La sélection participait à la Sud Ladies Cup qui s’est déroulée du 8 au 18 mai. Sur le terrain, les «Panthères» ont subi l’enfer avec cinq défaites et 45 buts reçus. Mais, selon les joueuses, le plus grave s’est passé hors stade.

A Marseille, «on était en prison, ont raconté les joueuses. () Nos téléphones et passeports étaient confisqués, on n’avait pas le droit de parler à nos parents, ni recevoir de la visite. () On nous insultait, nous traitait de tous les noms.» Puis: «Certains dirigeants ont couchés avec des filles et d’autres se sont fait tripoter.» Sans compter que certaines joueuses sont rentrées blessées (épaule déboîtée, déchirures) sans que, apparemment, elles ne reçoivent de soins.

C’est en revenant à Libreville que les joueuses ont alerté le public, lorsque, après trois semaines avec la sélection, plusieurs d’entre elles se sont retrouvées entassées dans une chambre de motel, sans possibilités de rentrer chez elles, la Fédération n’ayant pas versé les primes promises. Après un sit-in devant le siège de la Fédération, les joueuses ont reçu 60’000 francs CFA (environ 100 francs suisses), ce qui leur a permis de manger et de prendre un taxi pour rejoindre leur domicile.

«Nous avons pris l’engagement d’apporter des réformes dans le sport afin qu’il demeure un facteur d’épanouissement, de cohésion et d’unité de la Nation. () Les comportements déviants tels que le harcèlement sexuel, la violence psychologique et les pressions de toute nature, ne peuvent prospérer dans le sport….. je viens également de saisir le procureur de la République pour l’ouverture d’une enquête qui pourrait aboutir, si les faits étaient établis, à des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés», a indiqué le ministre, avant de lancer, si les faits sont avérés, que «la loi doit s’appliquer dans toute sa rigueur.»

Il faut espérer que les actes vont dépasser le discours.

Source 20 Minutes



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