Etudier en France : Une chose qui n’est plus donnée à n’importe qui ! Une analyse de Rafiou Bah

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Précédemment, via la coopération française (Campus France), des étudiants étrangers (extracommunautaires – or UE) venaient des quatre coins du monde pour effectuer leurs études universitaires (licence, master et doctorat) en France après l’obtention d’une admission dans une université ou école française, et l’ouverture d’un compte bancaire bien « garni » (7000€ en moyenne) ou la présentation d’une attestation de prise en charge justifiant les moyens pouvant financer leurs études (frais d’inscription, loyer, nourritures, etc.). Du coup, malgré leur statut d’étudiants étrangers, ils payaient les mêmes droits d’inscription que les étudiants français.  Mais, les choses ont changé. Désormais, étudier en France n’est pas chose facile – même si auparavant – ce n’était pas non plus chose aisée. Cependant, c’est plus dur maintenant. Le changement opéré est dû à une décision prise par le Gouvernement d’Edouard Philippe (actuel Premier ministre français). Cette décision consiste à durcir désormais les choses en augmentant les frais d’inscription !

Via un tweet du 19 novembre 2018, Edouard Philippe dénonce une pratique qui lui paraît injuste. Selon lui : « un étudiant étranger fortuné qui vient en France paye le même montant qu’un étudiant français peu fortuné dont les parents résident, travaillent et payent les impôts en France depuis des années. C’est injuste. »

Dès cette annonce du Premier ministre français, les choses se sont accélérées. En effet, cette mesure gouvernementale consistant à augmenter les droits d’inscription avait fait l’objet de critique de la part de certaines universités. Et comme les Universités disposent d’une autonomie financière, elles avaient promis de rejeter cette mesure qu’elles trouvent inégalitaire. C’est notamment le cas des Universités : Lumière (Lyon 2), Claude Bernard (Lyon 1) et tant d’autres. Cependant, d’autres ont choisi d’appliquer la mesure en augmentant les frais d’inscriptions. C’est le cas par exemple des Universités de : Lille 2, Toulouse (Capitole), etc.

Par ailleurs, les Universités qui ont rejeté la mesure d’augmentation des frais d’inscription ont ainsi maintenu les droits d’inscription des années précédentes, c’est-à-dire Cent soixante-dix euros (170€) pour la Licence, Deux-cent quarante-trois euros (243€) pour le Master et Trois-cent quatre-vingt euros (380€) pour le Doctorat. Et celles [les Universités] qui ont décidé d’appliquer la mesure en augmentant les frais d’inscription en envisageant une exonération (réduction) partielle. Par contre, cette exonération se fait selon la situation financière de l’étudiant. Pour un étudiant « fortuné » selon les termes du Premier ministre, il n’y aura pas d’exonération. Mais, si l’étudiant est peu fortuné, il bénéficiera ainsi d’une exonération. Donc, les droits d’inscriptions seront payés en fonction de la situation financière de l’étudiant. C’est au cas par cas !

Désormais, les droits d’inscription dans ces universités s’élèvent à : Deux mille sept-cent soixante-dix euros (2770€) pour une inscription en Licence (pour un taux normal) et Mille huit-cent quarante-six euros (1846€) (pour un taux réduit), et Trois mille sept-cents soixante-dix euros (3770€) pour le Master et Doctorat (taux normal) et Deux mille cinq-cents treize euros (2513€) (pour un taux réduit).

Par contre, il convient de souligner que les étudiants étrangers qui étaient déjà inscrits dans les universités françaises avant la publication au Journal Officiel de l’arrêté du 19 avril 2019 du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, ne seront pas concernés par cette mesure gouvernementale.

Par ailleurs, l’objectif que vise le Gouvernement français derrière cette mesure est d’augmenter le nombre de bourses. Du coup, cette hausse favorisera de financer des étudiants boursiers.

Cependant, si les étudiants étrangers (moins fortunés) souhaitent bénéficier d’une exonération sur leurs droits d’inscription, ils doivent éventuellement remplir un formulaire de demande d’exonération qu’il faudrait donner à l’administration (service d’inscription) de l’Université où ils doivent s’inscrire. Et, pour obtenir plus d’information, ils doivent se rapprocher du service social de leur université.



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