La meilleure façon pour un président en exercice d’avoir des garanties de non poursuite, est la bonne gouvernance : Dixit Maître Traoré

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« Lorsqu’un Président est convaincu d’avoir géré son pays à la satisfaction de la majorité de ces concitoyens, il n’a pas à craindre des démêlés judiciaires par exemple lorsqu’il ne sera plus aux commandes »

Pourquoi c’est dans certains pays africains seulement que se pose la question des garanties ou de l’immunité à accorder aux Présidents de la République en exercice afin de les encourager à céder le pouvoir à la fin de leur mandat ? Les Présidents Jerry Rawlings et ceux qui lui ont succédé au Ghana, les Présidents Abdou Diouf, Abdoulaye Wade du Sénégal,, Alpha Oumar Konaré du Mali, Abdel Aziz de Mauritanie et bien d’autres encore n’ont pas eu besoin de garanties particulières pour passer le témoin.

Les meilleures garanties qu’un Président de la République puisse avoir contre des « ennuis » après ses fonctions ne sont rien d’autres que la bonne gouvernance sur les plans politique et économique, le renforcement de la justice et la consolidation des institutions de la République. Lorsqu’un Président est convaincu d’avoir géré son pays à la satisfaction de la majorité de ces concitoyens, il n’a pas à craindre des démêlés judiciaires par exemple lorsqu’il ne sera plus aux commandes.

Ils sont nombreux aujourd’hui ces anciens Présidents africains qui vivent en toute tranquillité dans leurs pays. Ils n’ont aucune crainte d’être exposé à des poursuites judiciaires. Au contraire, ceux qui ont voulu s’accrocher au pouvoir sont ceux-là qui ont connu une chute humiliante. Mamadou Tanja et Blaise Compaoré en sont la plus parfaite illustration. Au lieu de chercher à trouver des garanties pour un Président afin, soutient-on, de l’encourager à céder le pouvoir, mieux vaut l’obliger à s’engager sur la voie de la bonne gouvernance. Tout Président avisé devrait s’employer à raffermir les principes démocratiques et particulièrement l’indépendance de la Justice. Ce sont là les véritables remparts contre l’arbitraire dont il pourrait être victime quand il ne sera plus à la tête de son pays.

D’ailleurs, l’immunité que l’on s’évertue très souvent à accorder aux anciens Présidents n’est pas toujours favorable à la bonne gouvernance. Un Président en exercice qui sait qu’il pourrait bénéficier d’une immunité à la fin de son mandat ne se soucie guère des actes qu’il pose. Mais quand il sait qu’il devra rendre compte lorsqu’il cessera ses fonctions est naturellement plus soucieux de la bonne marche de son pays et plus regardant quant aux agissements des agents de l’État.



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